sábado, 28 de marzo de 2020

Y todo se ha detenido...Et tout s’est arrêté…

texto de Jean Marie Flores en español y francés

Este mundo lanzado como un bólido en su loca carrera, este mundo del que todos sabíamos que iba su pérdida y cuyo mando “parada de urgencia” nadie hallaba, este artefacto gigantesco se ha parado de pronto. Por un bichito, un pequeño parásito invisible a simple vista, un virusito de poca monta… ¡Qué ironía! Y nos vemos obligados a quedarnos en casa y a no hacer nada. Pero ¿Qué pasará después? Cuando el mundo reanude su marcha; después, cuando hayamos vencido al bichito. ¿Cómo será nuestra vida después?

¿Después? Acordándonos de cuanto hayamos vivido durante este largo confinamiento asignaremos un día a la semana para dejar de trabajar ya que habremos descubierto lo bueno que es detenerse; un largo día para gozar del tiempo que pasa y de quienes nos rodean. Y denominaremos eso domingo.

¿Después? Quienes vivan bajo el mismo techo, pasarán juntos como mínimo tres noches por semana jugando, hablando, ocupándose unos de otros y también llamando por teléfono al abuelito que vive solo al otro lado de la ciudad o a los primos que están lejos. Y denominaremos eso familia.

¿Después? Escribiremos en la Constitución que no podemos comprarlo todo, que debemos diferenciar necesidad y capricho, deseo y codicia; que un árbol necesita tiempo para crecer y que tomarse el tiempo es algo bueno. Que jamás el hombre ha sido ni será todopoderoso y que este límite, esta fragilidad inscrita en el fondo de su ser es una bendición ya que es la condición para todo amor posible Y eso lo denominaremos sabiduría.

¿Después? Aplaudiremos cada día, no sólo al personal médico a las 20h sino también a los basureros a las 6h, a los carteros a las 7h, a los panaderos a las 8h, a los chóferes de buses a las 9h, a los electos a las 10h…  Sí, he dicho bien a los electos, porque en la larga travesía del desierto, habremos descubierto el significado del Estado, del Sacrificio y del Bien Común. Aplaudiremos a todas y todos aquellos que, de una manera u otra, están al servicio de su prójimo. Y denominaremos eso gratitud.
¿Después? Decidiremos no enfurecernos en la fila de espera delante de los almacenes y aprovecharemos ese tiempo para hablar con las personas que, como nosotros, esperan su turno. Porque habremos descubierto que no nos pertenece el tiempo; que Quien nos lo ha concedido no nos ha pedido nada y que, por supuesto, ¡el tiempo no es oro! El tiempo es un don que recibir y cada minuto es un regalo para gozarlo. Y denominaremos eso paciencia.

¿Después? Podremos decidir transformar todos los grupos WhatsApp creados entre vecinos durante este largo trance en grupos reales, cenas compartidas, noticias compartidas, ayuda para ir a hacer las compras o llevar a los niños a la escuela. Y denominaremos eso fraternidad.

¿Después? Nos reiremos pensando en ir adelante, cuando nos habíamos vuelto esclavos de una máquina financiera que habíamos creado nosotros mismos, ese gobierno despótico que aplasta vidas humanas y destruye el planeta. Sencillamente porque somos seres humanos. Y de ello habremos aprendido que si podemos transmitir lo peor, también podemos transmitir lo mejor. Sencillamente porque somos seres humanos. Y denominaremos eso Humanidad.

¿Después? En nuestros hogares, en nuestras familias, habrá numerosas sillas vacías y lloraremos a quienes ya no veremos nunca más después. Pero lo que hayamos vivido habrá sido tan doloroso e intenso que habremos descubierto ese vínculo entre nosotros, esa comunión más fuerte que la distancia geográfica. Y sabremos que ese vínculo que se burla de la distancia, también se burla del tiempo, que ese vínculo traspasa la muerte. Y ese vínculo entre nosotros que une ambos lados de la calle, ambos lados de la muerte, ambos lados de la vida, lo denominaremos Dios.

¿Después? Después será distinto de antes pero para vivir ese después, tenemos que atravesar el presente. Tenemos que aceptar esa otra muerte que se burla de nosotros, esa muerte mucho más dolorosa que la muerte física. Porque no hay resurrección sin pasión, no hay vida sin pasar por la muerte, no hay verdadera paz sin haber vencido su propio odio, ni alegría sin haber atravesado la tristeza. Y para denominar eso, para denominar esa lenta transformación de nosotros que se cumple en el corazón del trance, esa larga gestación de nosotros mismos, para denominar eso no hay pala



Ce monde lancé comme un bolide dans sa course folle, ce monde dont nous savions tous qu’il courait à sa perte mais dont personne ne trouvait le bouton « arrêt d’urgence », cette gigantesque machine a soudainement été stoppée net. A cause d’une toute petite bête, un tout petit parasite invisible à l’œil nu, un petit virus de rien du tout… Quelle ironie ! Et nous voilà contraints à ne plus bouger et à ne plus rien faire. Mais que va t-il se passer après ? Lorsque le monde va reprendre sa marche ; après, lorsque la vilaine petite bête aura été vaincue ? A quoi ressemblera notre vie après ?

      Après ? Nous souvenant de ce que nous aurons vécu dans ce long confinement, nous déciderons d’un jour dans la semaine où nous cesserons de travailler car nous aurons redécouvert comme il est bon de s'arrêter ; un long jour pour goûter le temps qui passe et les autres qui nous entourent. Et nous appellerons cela le dimanche.

      Après ? Ceux qui habiteront sous le même toit, passeront au moins  3 soirées par semaine ensemble, à jouer, à parler, à prendre soin les uns des autres et aussi à téléphoner à papy qui vit seul de l’autre côté de la ville ou aux cousins qui sont loin. Et nous appellerons cela la famille.

      Après ? Nous écrirons dans la Constitution qu’on ne peut pas tout acheter, qu’il faut faire la différence entre besoin et caprice, entre désir et convoitise ; qu’un arbre a besoin de temps pour pousser et que le temps qui prend son temps est une bonne chose. Que l’homme n’a jamais été et ne sera jamais tout-puissant et que cette limite, cette fragilité inscrite au fond de son être est une bénédiction puisqu’elle est la condition de possibilité de tout amour. Et nous appellerons cela la sagesse.

      Après ? Nous applaudirons chaque jour, pas seulement le personnel médical à 20h mais aussi les éboueurs à 6h, les postiers à 7h, les boulangers à 8h, les chauffeurs de bus à 9h, les élus à 10h et ainsi de suite. Oui, j’ai bien écrit les élus, car dans cette longue traversée du désert, nous aurons redécouvert le sens du service de l’Etat, du dévouement et du Bien Commun. Nous applaudirons toutes celles et ceux qui, d’une manière ou d’une autre, sont au service de leur prochain. Et nous appellerons cela la gratitude.

      Après ? Nous déciderons de ne plus nous énerver dans la file d’attente devant les magasins et de profiter de ce temps pour parler aux personnes qui comme nous, attendent leur tour. Parce que nous aurons redécouvert que le temps ne nous appartient pas ; que Celui qui nous l’a donné ne nous a rien fait payer et que décidément, non, le temps ce n’est pas de l’argent ! Le temps c’est un don à recevoir et chaque minute un cadeau à goûter. Et nous appellerons cela la patience.

      Après ? Nous pourrons décider de transformer tous les groupes WhatsApp créés entre voisins pendant cette longue épreuve, en groupes réels, de dîners partagés, de nouvelles échangées, d’entraide pour aller faire les courses ou amener les enfants à l’école. Et nous appellerons cela la fraternité.

      Après ? Nous rirons en pensant à avant, lorsque nous étions devenus les esclaves d’une machine financière que nous avions nous-mêmes créée, cette poigne despotique broyant des vies humaines et saccageant la planète. Après, nous remettrons l’homme au centre de tout parce qu’aucune vie ne mérite d’être sacrifiée au nom d’un système, quel qu’il soit. Et nous appellerons cela la justice.

       Après ? Nous nous souviendrons que ce virus s’est transmis entre nous sans faire de distinction de couleur de peau, de culture, de niveau de revenu ou de religion. Simplement parce que nous appartenons tous à l’espèce humaine. Simplement parce que nous sommes humains. Et de cela nous aurons appris que si nous pouvons nous transmettre le pire, nous pouvons aussi nous transmettre le meilleur. Simplement parce que nous sommes humains. Et nous appellerons cela l’humanité.

      Après ? Dans nos maisons, dans nos familles, il y aura de nombreuses chaises vides et nous pleurerons celles et ceux qui ne verront jamais cet après. Mais ce que nous aurons vécu aura été si douloureux et si intense à la fois que nous aurons découvert ce lien entre nous, cette communion plus forte que la distance géographique. Et nous saurons que ce lien qui se joue de l’espace, se joue aussi du temps ; que ce lien passe la mort. Et ce lien entre nous qui unit ce côté-ci et l’autre de la rue, ce côté-ci et l’autre de la mort, ce côté-ci et l’autre de la vie, nous l’appellerons Dieu.  

      Après ? Après ce sera différent d'avant mais pour vivre cet après, il nous faut traverser le présent. Il nous faut consentir à cette autre mort qui se joue en nous, cette mort bien plus éprouvante que la mort physique. Car il n'y a pas de résurrection sans passion, pas de vie sans passer par la mort, pas de vraie paix sans avoir vaincu sa propre haine, ni de joie sans avoir traversé la tristesse. Et pour dire cela, pour dire cette lente transformation de nous qui s'accomplit au coeur de l'épreuve, cette longue gestation de nous-mêmes, pour dire cela, il n'existe pas de mot. 


sábado, 14 de marzo de 2020

Eutanasia novelada



Eduardo Sanguinetti, filósofo y poeta.
Por Eduardo Sanguinetti (*), especial para NOVA
Fragmentos de "Morbi Dei" (Ed. Corregidor, Bs. As. ISBN: 950-05-0399, 1985)
No hay posibilidad de comprender nada, sin asimilarse al condicionamiento fantasmagórico de los medios de información falaz y su relación con los muertos, las víctimas, los desaparecidos que conforman bajo presión el imaginario social. Hoy se navega con soltura en una vida vacua, frívola, jamás comprometida con la libertad en su concepción original, devaluando la verdad y el deber ser.
Se le escapa a este tiempo sin tiempo, actitudes plenas de dignidad y ética, en temple y conocimiento, en austeridad, coherencia en la acción y fidelidad a uno mismo siempre… un instante de verdad equivale a la eternidad. Es la eternidad en un instante, enfrentada al instante mercantil descartable, desechable perentorio, que anuncia la condena de los más débiles a una muerte asegurada, ya sea por enfermedades instaladas o ejecución directa.
¡Estamos aquí, todos nosotros! “los condenados”, con un pasado que nunca cesa, un futuro que nunca empieza, un presente que nunca acaba. ¿Dónde está la seguridad? ¿Qué protección pueden inventar que no se haya imaginado ya? Es inútil pensar en la seguridad: no existe ni la más mínima.
No hay un lugar final donde retirarse... a no ser que nos quedemos quietos... inmóviles. Si llegamos a hacerlo, sin perder el equilibrio, sin dejarnos llevar por la embestida, puede ser que seamos capaces de controlarnos y de esa manera actuar.
Desde el momento de despertarnos por la mañana, hasta el momento de acostarnos, todo es una farsa, una vergüenza, una estafa, todo el mundo lo sabe y todo el mundo colabora con la perpetuación del fraude. Por eso es que quizás, nos parecemos tan desagradables unos a otros. Por eso es por lo que es tan fácil organizar una guerra o una cruzada contra el vacío...
Si todavía pudiéramos creer en un dios, lo convertiríamos en un dios de venganza. Pondríamos en su ser el trabajo de limpiar todo a fondo.
No queremos un mundo nuevo.
No merecemos un mundo nuevo.
Queremos poner fin al quilombo que hemos creado...
¿Es buena esta mañana entre todas las mañanas? Estoy perdiendo el poder de distinguir una mañana de otra. En los archivos está metido el mundo de los animales que se extinguieron con rapidez.
Temibles hombres orientales con zapatos de plomo y cráneos de vidrio traman el mundo de papel del mañana, un mundo totalmente hecho de deshechos.
Hoy todavía queda tiempo para asistir al entierro de los muertos recientes, mañana no habrá tiempo, puesto que los muertos serán dejados allí mismo donde caen y peor para aquel que derrame alguna lágrima.
Esta es una mañana tan confusa, que si fuera... no sería.
Toda nuestra vida se extiende en una ininterrumpida mañana, que arranca de la nada cada día. Un nuevo mundo está saliendo del huevo y a pesar de lo muy rápido que escriba, el viejo mundo no muere con suficiente rapidez... todos están alertas, la expansión del virus de la ignorancia, provoca una tensión delirante.
¿El presente? No hay tal presente. Hay un pasado y un futuro y el tiempo corre a través de ellos como una corriente eléctrica. El presente es una condición imaginaria, un estado de sueño: un Soluterionte.
Todos los límites se desvanecieron y el mundo se manifiesta como el matadero demencial que es. El aire es denso y estático. No hay indicación de salida en ninguna parte, no hay demasiadas alternativas. Naturalmente entonces, aprendes lo que a todos los sensibles del mundo descubren tarde o temprano: que no existe infierno preconcebido para la humanidad.
Hechizados por los ritos, olvidamos que éstos nacen de la realidad y que no difieren fundamentalmente de ninguna otra forma de creación, salvo en lo que se relaciona con la sensibilidad misma de la vida.
Seguimos construyendo un mundo abstracto y deshumanizado con las cenizas de un materialismo ilusorio. Nos queremos probar a nosotros mismos que el universo está vacío y con ello justificamos el vacío de nuestra propia lógica. Queremos a toda costa conquistar, y seremos conquistadores, pero nuestra conquista será la muerte.
La partida ha terminado, las piezas han desaparecido, las líneas se han borrado, el ajedrez se humedeció... todo se ha vuelto bárbaro.
Te sientas en medio de un río llamado Nostalgia. Un río lleno de recuerdos recogidos entre los restos del naufragio del mundo. Recuerdos de bandadas de pájaros fugitivos que construyeron una y otra vez nidos que fueron destruidos, cáscaras de huevo aplastadas, animales con el cuello retorcido y ojos muertos clavados en el espacio.
Un mundo de esperanzas mutiladas, de aspiraciones sofocadas. Un mundo en que hasta el cálido hálito de la vida tiene que transitar de contrabando, en que se cambia moneda, por un metro de espacio, por un poco de libertad.
Todo se combina en un paté-familiar, que se traga en una hostia sin gusto. En cada bocado, van cinco mil años de amargura, cinco mil años de cenizas, de cáscaras de huevo aplastadas.
En el profundo sótano del corazón del hombre, suenan dolorosas notas de olvido. Sigan construyendo ciudades enormes y elevadas. Sigan trabajando sin saber para qué. No dejen de dormir ni una de sus acostumbradas noches sin sueños.
Por debajo de esta tierra que pisamos, vive otra raza de hombres. Son grandes, sombríos, apasionados. Se abren paso hasta las entrañas de la tierra. Esperan con una paciencia aterradora. Son los vengadores de lo sin sentido. Van a emerger cuando todo se venga abajo y quede reducido a polvo.
En estas palabras escritas en 1984 y publicadas en una nouvelle a la que titulé “Morbi Dei”, avizoro un porvenir que es hoy, pleno de caos y pestes que asolan a una humanidad que se ha cocinado una existencia sin destino ni sentido.
El escritor y periodista Oscar Hermes Villordo en el prólogo de “Morbi Dei” ha dejado bien explicitado la esencia profética de esta obra, asimilándola a 1984, en consonancia con el título de la obra de Orwell.
Debo ser hoy, muy preciso al verificar la realidad, a pesar de provocar cierto malestar inicial, en el camino de la resistencia, modificando rumbos en actos de vida y maneras y modos de relación. Hoy, es el único referente lúcido para preservar el futuro, nuestro futuro que se avizora eutanásico, frente a la instalación de un coronavirus que está haciendo estragos en vidas y sobrevidas de pueblos enteros, ya de por si degradados por el sistema que reina en el planeta, el totalitarismo neoliberal que con su política de exterminio, logró que se retroceda a tiempos del medioevo, de la inquisición, pero ya no en nombre de un dios vengativo, sino con el orden impuesto por los mercados, que en lo económico ha provocado por crisis del coronavirus una caída de resultados impredecibles, aunque ya nada me llama demasiado la atención.
Hemos descubierto que también estamos sobreviviendo por encima de nuestras expectativas, colapsando servicios sanitarios que fueron víctimas en gobierno de un tal Mauricio Macri, en Argentina, de ajustes criminales, de todos modos, se decía vamos a morir. Al menos nos hubiera dejado tiempo, esta mascota del imperio, para preparar nuestro cuerpo para los gusanos. Ya no hace falta que se discutan en centros internacionales de exterminio una Ley de Eutanasia, el coronavirus llegó para ahorrarles la molestia de tomar decisiones un tanto antipáticas para los, aún, dueños del mundo y sus acólitos.
(*) Filósofo y poeta

miércoles, 11 de marzo de 2020

Quinto elemento, exposición pictórica, hoy miércoles, 11 de marzo en el Teatro Juan Ramón Jiménez, Telde


El Quinto elemento comenzó como un viaje de ida y vuelta entre las aguas del Atlántico y del Báltico, entre Canarias y Polonia, un país al que la vida le ha pasado por encima como una rueda pero que posee una de las ciudades más bonitas de Europa: El casco antiguo de Cracovia. Un país en el que los artistas Osvaldo Cipriani, Oliwia Hildebrant, Roberto Maciejski y Luz Sosa participaron con sus discursos plásticos y ahora comparten espacio en Canarias.

La muestra rinde tributo a ese ciclo de creación y de memoria de esos cuatro elementos del que ya los pensadores griegos afirmaban que la Tierra estaba formada, aunque Aristóteles añadió que el cielo se constituía de un quinto elemento al que llamó éter…


Osvaldo Cipriani nació en Argentina aunque se considera cosmopolita. La primera vez que presenté dije, entre otras cosas, que es un creador que se asoma al mundo y lo interpreta a través de su cámara. Un fotógrafo al que le gusta cortejar el alma de la poesía, la creación cargada de alegorías y referencias mitológicas. Un artista que crea imágenes surrealistas, sensuales, oníricas y hoy ha integrado en esta exposición la aproximación entre las artes.

Se trata de una muestra titulada “Sobre poetas” formada por cinco poemas y cinco fotografías. Montajes fotográficos, composiciones repletas de tonalidades y dramatismo. Osvaldo se ha sentido atraído por la lírica de Pino Ojeda, Torrejonero, Domingo Rivero y Rosario Valcárcel.

O el ritmo de los poemas de Shakespeare. Cipriani se inspira en el primer acto de Macbeth cuando las hermanas fatídicas, las brujas, gritan: Lo bello es feo y lo feo es bello/ flota en bruma y aire espeso/. Una manifestación en el que está presente la emoción y la hondura sobre lo humano, la certeza de la fugacidad de la vida y la reflexión.

Oliwia Hildebrant, polaca, artista y pedagoga, doctora por el Instituto de Bellas Artes en la Universidad Jan Kochanowski in Kielce, practica la creatividad en el arte de la pintura, en los gráficos, el dibujo y los campos mixtos.

Le atrae la metáfora de la cotidianidad, dialoga con la naturaleza y se sumerge en el inconsciente. Entonces amparada en el celaje de la noche, mece destellos de planetas sinfónicos en el Universo con una fosforescencia submarina, densa, intensa. Y me revela:

-El día a día me lleva a los extremos: similitudes y contrastes grabados en el tiempo. No me centro en una sola disciplina y técnica. Estoy construyendo mi propio alfabeto artístico. Busco combinaciones de colores originales, analizo formas, juego con el detalle. Y en esa esencia  de búsqueda formal, de símbolos y de sentimientos encuentro la esencia de la pintura, la transferencia de emociones y pensamientos pero también la evocación que me produce.   

Recientemente Oliwia busca arquetipos femeninos en la cultura, el fenómeno de la complejidad de ellos en la de la naturaleza y los patrones que la civilización moderna nos impone. El mundo interior, los procesos y las relaciones son el sujeto de sus  consideraciones pictóricas. Las imagina en el contexto de los elementos,  en las sustancias de las cuales nuestras vidas están hechas. 

Agua, fuego tierra aire, pero también madera, metal. Son diferentes en su esencia. Luchan porque se necesitan. Llevan asociaciones diferentes.

Roberto Maciejski nació en Polonia pero lleva más de una década residiendo en Gran Canaria.

 Nos presenta dos obras realizadas con técnicas mixtas. Y lo primero que le viene a la memoria cuando le pregunto el por qué ese toque simbolista, me confiesa:

-Me gusta centrarme en sueños, en emociones y fantasías. Me apasiona la naturaleza como principio para generar mis obras. Creo que vivimos en una sociedad enferma que necesita cambios. Cambios que yo día a día experimento en mi vida personal y profesional.

Y quizás, por eso o porque se identifica con el elemento aire, Robert titula una obra “Mirando dentro”, dos máscaras estructuradas con alambres con apariencia de bronce que la arman, y que se reflejan sutilmente en un espejo central. Hay otro trabajo suyo en el que nos muestra la figura de un ángel construido con pasta de papel, un ángel atrapado entre tablas, un ángel que quiere escapar de un destino ciego, mientras Robert, en esa doble faz del mundo progresa en el encuentro con lo inesperado.

Luz Sosa, pintora nacida en Las Palmas de Gran Canaria. Estudió Ingeniería Técnica de Telecomunicaciones en la Universidad de Las Palmas y Grado de Diseño y Multimedia en la UOC, Barcelona. Comenzó a pintar en el 2003.

Nos presenta cinco retratos, óleos de rostros femeninos. Rostros modernos que emergen como catalizadores de emociones espontáneas, como detonante de conquistas y de derrotas, rostros que expresan hedonismo e inocencia, misterio, ejecutados con pinceladas rápidas, sueltas, inquietantes y lúcidas. Así logra una composición visual de gran belleza y cromatismo. Su quinto elemento en esta muestra es la luz y me explica:

-Cada rostro que he pintado cuanta una historia a través de la luz. La luz hace que imaginemos quien habita en mi piel. La luz es todo.

Luz Sosa, fiel a su nombre capta en los contrastes y las sombras la condición humana a través de la iluminación y los colores. Los llena de viveza y gracia y también de sentimientos con la claridad que introduce en la acción. Una muestra de cinco retratos llenos de personalidad e impregnadas de un halo poético.

Una exposición íntimamente relacionada con el simbolismo de cada artista.Una muestra que podrán ver desde hoy 11 hasta el día 26 de marzo en el Teatro Juan Ramón Jiménez en Telde.

Rosario Valcárcel, narradora y poeta.


Juego de niños exposición pictórica de Osvaldo Cipriani en el Teatro Juan Ramón Jimenez de Telde.


Osvaldo Cipriani, es un artista que experimenta con la realidad, y a través de ella realiza montajes fotográficos que convierte en sugerencias y destellos líricos.

En esta muestra titulada Juego de niños. Encuentros y desencuentros, Osvaldo se ha puesto a jugar, e igual que un niño ha canalizado su afición lúdica dejando que las sensaciones fluyan entre miradas y sentimientos que le llaman la atención. Y nos ofrece fotografías que son un juego entre lo racional y lo infantil, entre las penas y las glorias de este mundo irracional.

Sentado frente al ordenador se aleja de la realidad e indaga constantemente en las posibilidades estéticas de su trabajo, de un trabajo que realiza desde lo alto de su piso, décimo séptimo con vistas al mar, en el que vive con Pilar, la muchachita de su vida, como él la llama.

Y exorciza elementos, descubre el horizonte y la danza de las olas, cruza el raso cielo y el arrebato de la luz. Y crea su personal emoción de lo relevante, algunas veces con un tratamiento cubista y planos simultáneos y otras en asociaciones de imágenes repleta de lirismo y movimiento que son una de las claves de esta exposición.



Y sobre todo repleta de pensamiento, como las fotografías de las plataformas petrolíferas, y en especial la titulada plagando el horizonte: Imagen de las petroleras y el impacto que produce el derrame del crudo en una Naturaleza que grita por sobrevivir. Una fotografía de gran belleza en la que no se puede obviar las dos caras de esta realidad ecológica.

Para este juego de niños, Cipriani parte de la poesía del humanismo que transforma a la naturaleza en humana y a lo humano en aventura. Y me confiesa:

-Intento mostrar una verdad transcendente, para descartarla, puesto que en la realidad no hay nada transcendente. Pero tampoco hay realidad. Hay quizás, un caleidoscopio vertiginoso que deja entrever algunas formas de posibles acciones.

Y entre esos pensamientos nos desvela la activación del cuerpo, el “yo” terrenal y la manifestación del amor, la entrega, la desnudez que dicen, que expresan, sugieren en la sensualidad de un abrazo entre un fondo íntimo. O en el desnudo cándido de una muchacha extasiada ante una ola. Una ola  que se niega a ahogarse al llegar a la orilla y se desata en el juego de la muerte.

Y nos sumerge en una escena teatral, en el que presenta cuatro mujeres cubiertas totalmente de una malla con gestos aparentemente interrumpidos. La imaginería religiosa en el que la Cruz recuerda la muerte de Cristo. Y se compromete con el sentimiento trágico de la violencia de género y la igualdad. Las tensiones dramáticas. No olvidemos que nuestro artista desde muy joven terminó sus estudios de Arte Dramático en Argentina, y eso es un tesoro que germina de una forma natural.

También podemos ver en Juego de niños: lienzos en los que asoma el paisaje colmado de matices azules y verdes entre los grises, y el color tierra que dan sensación de armonía y enlace entre ellas.

Y aunque sabemos que lo invisible es un desafío para la fotografía, Osvaldo ha dedicado más de treinta años a la enseñanza de la fotografía. Ha expuesto en varias partes del mundo, como España, Italia, Francia, Argentina, Corea o China, entre otras actividades, y tiene el ojo muy entrenado tanto que, en los paisajes marinos como en los terrestres, consigue visibilizar lo fantástico, aquello que decía Borges la fantasía en el arte. Y dentro de la fantasía, Cipriani crea visiones poéticas que parecen rastros de nubes libres, tan libres como las líneas del horizonte jugando con las visiones del agua

Afirma el artista que ha titulado a esta exposición Juego de niños, porque nada, fue nunca tan profundamente real y, por supuesto, trascendente, como nuestros juegos de niños.

Una exposición que pueden ver en el Teatro Juan Ramón Jiménez de Telde. desde hoy miércoles a las 19.30 hasta el próximo 27 de marzo.

Rosario Valcárcel, poeta, narradora.


miércoles, 4 de marzo de 2020

1º CONCURSO DE POESÍA CASA DE CANTABRIA (LAS PALMAS DE GRAN CANARIA


PATROCINA AYUNTAMIENTO DE COMILLAS “VILLA DE LOS ARZOBISPOS

- El plazo para participar en el certamen de poesía está abierto desde el 15 de febrero hasta el 31 de marzo del 2020.

 El fallo se hará público el día 15 de abril, 2020. Y el premio se entregará el 25 de abril en un acto festivo convocado al efecto, debiendo estar presente la ganadora o ganador para recoger el premio.

Bases del Certamen:




           El tiempo pasa rápido y la Casa Cantabria está a punto de cumplir cuarenta años de existencia en la ciudad de Las Palmas de Gran Canaria. Su director actual  Miguel Dubreuil Expósito me confiesa:

         -En un principio la Casa se creó con el deseo de convertirla en un punto de encuentro, de acogida y de reunión para los cántabros, así como para todas/os los simpatizantes que llegaban y llegan desde la Comunidad Cántabra. Hoy la Casa está abierta para todos/as los que quieran conocer las costumbres de la región y pasar un ratuco con nosotros.

        La Casa tiene subvenciones del Gobierno de Cantabria y del Ayuntamiento de Las Palmas de Gran Canaria. Sin olvidar  al grupo de socios, que solidarios, aportan de una forma altruista tiempo, esfuerzo y amor para realizar en un escenario propicio actividades relacionadas con la Comunidad que representan.

       Así realizan actos religiosos como los dedicados a la patrona de Cantabria La Virgen de La Bien Aparecida. Actos culturales: literarios, fotográficos, pictóricos. Gastronómicos como los platos típicos de la tierra. Lúdicos, deportivos o musicales. El grupo de bolos se desplaza todos los años a Cantabria para participar en el campeonato que organiza la Federación a nivel mundial. También realizan excursiones en grupo dentro de la isla y fuera de ella.

       Y como máximo exponente de la Casa, Teresa Ceballos Horna, una mujer cántabra afincada en Gran Canaria, dirige la Coral de La Casa interpretando piezas relacionadas con los eventos que se realizan a lo largo del año. Voces que alegran los eventos y seducen a los asistentes. Precisamente en estos días han festejado Los Carnavales y Las Marzas, nombre que reciben los cantos que interpretan para conmemorar la llegada de la primavera en Cantabria.

       La sede de la Casa se encuentra actualmente en la calle Santa Juana de Arco, números 46 -48 

Blog-rosariovalcarcel.blogspot.com

lunes, 2 de marzo de 2020

Dos poemas del poeta Ernesto Cardenal, fallecido el 1 de marzo, 2020



Hazme justicia Señor
                              porque soy inocente
Porque he confiado en ti
                              y no en los líderes

Defiéndeme en el Consejo de Guerra
defiéndeme en el Proceso de testigos falsos
                                                  y falsas pruebas

No me siento con ellos en sus mesas redondas
ni brindo en sus banquetes
No pertenezco a sus organizaciones
ni estoy en sus partidos
ni tengo acciones en sus compañías
ni son mis socios

          Lavaré mis manos entre los inocentes
          y estaré alrededor de tu altar Señor

No me pierdas con los políticos sanguinarios
en cuyos cartapacios no hay más que el crimen
y cuyas cuentas bancarias están hechas de sobornos

No me entregues al Partido de los hombres inicuos
                                                  ¡Libértame Señor!
Y bendeciré en nuestra comunidad al Señor
                                                            en nuestras asambleas
Al perderte yo a ti tú y yo hemos perdido:
yo porque tú eras lo que yo más amaba
y tú porque yo era el que te amaba más.
Pero de nosotros dos tú pierdes más que yo:
porque yo podré amar a otras como te amaba a ti
pero a ti no te amarán como te amaba yo.





El poeta y sacerdote nicaragüense Ernesto Cardenal ha fallecido este domingo en Managua a la edad de 95 años a causa de daños renales y cardiacos, informaron fuentes cercanas al literato, uno de los principales exponentes de la poesía latinoamericana. Cardenal era uno de los más destacados representantes de la llamada Teología de la Liberación. Su compromiso político le hizo apoyar la lucha armada contra la dictadura de Somoza, una dinastía que gobernó Nicaragua por más de 40 años, y más recientemente plantar cara al Gobierno del presidente Daniel Ortega, cuyos desmanes y arbitrariedades denunciaba allá donde viajaba a presentar su poesía. Su compromiso con los más pobres y contra las injusticias lo convirtieron en la voz moral de la revolución sandinista, un proyecto con el que se comprometió a fondo y le valió la reprimenda del papa Juan Pablo II, para quien un sacerdote no podía inmiscuirse en los asuntos políticos. “¡Nicaragua sin Guardia Nacional, veo el nuevo día! Una tierra sin terror. Sin tiranía dinástica”, había escrito en uno de sus poemas más celebrados, Canto Nacional

Nació en Granada (Nicaragua), el 20 de enero de 1925. Heredero de una sólida tradición poética –con poetas prominentes como Rubén Darío–, Cardenal estudió Literatura en Managua y México y cursó otros estudios en Estados Unidos y Europa. En 1965 fue ordenado sacerdote y más tarde se asentaría en el archipiélago de Solentiname, localizado en el Gran Lago de Nicaragua, donde fundó una comunidad de pescadores y artistas primitivistas que se hizo mundialmente famosa. Fue ahí donde escribió su célebre El Evangelio de Solentiname. El archipiélago es un sitio de peregrinación de los fieles lectores y seguidores del poeta. Cardenal pasaba sus vacaciones en esas islas, donde leía las obras completas de Darío, escribía o dirigía la misa de Semana Santa en la pequeña iglesia de la localidad. Allí será despedido.

El escritor Sergio Ramírez, premio Cervantes y amigo cercano del poeta, ha dicho de él que es uno de los grandes innovadores de la lengua española, al crear una nueva forma lírica, la de la narración en la poesía, que convirtió a Cardenal en un cronista de su tiempo. “Mido a Ernesto primero por su don de innovación. Hay muy buenos poetas que no logran hacer escuela, y eso no les quita peso a su voz, pero Cardenal, desde el principio hizo escuela, tuvo seguidores, abrió una brecha en la poesía de la lengua,” dijo Ramírez.

El mismo Cardenal se definía como el fundador de un nuevo estilo, lo que él llamó en entrevista con EL PAÍS “poesía científica”. “Creo que soy el único poeta, o al menos el único que yo conozco, que está haciendo poesía sobre la ciencia, poesía científica. Para mí es casi como una oración leer libros científicos. Veo en ellos lo que algunos han dicho que son huellas de la creación de Dios”.
La poesía de Cardenal está fuertemente ligada a la revolución sandinista, que en 1979 derrocó a la dictadura de Somoza. En poemas como Hora Cero o El Canto Nacional el poeta destacó las proezas de Augusto Sandino y los guerrilleros sandinistas. Esa íntima vinculación a la política hizo que la nomenclatura de la Iglesia católica lo rechazara, a tal punto que el papa Juan Pablo II lo amonestó públicamente cuando visitó Nicaragua en 1983, en plena era sandinista.

Cardenal, sin embargo, mantenía un profundo amor cristiano, expresado a través de obras como Los Salmos, versos que demuestran su compromiso con la fe, pero también su crítica contra las injusticias, la opresión y el sufrimiento de los más desprotegidos. El poeta era un creador incansable, un hombre comprometido políticamente hasta el final de sus días, y una voz profética, combativa e incómoda para el poder.
El poeta ha vivido su propio martirio desde 2007, cuando Daniel Ortega regresó al poder en Nicaragua. Desde entonces ha sido perseguido por la justicia, controlada por el líder sandinista. “Ellos [Ortega y su esposa Rosario Murillo] son dueños de todos los poderes de Nicaragua. Tienen un poder absoluto, infinito, que no tiene límites, y ese poder está ahora en mi contra”, dijo Cardenal a EL PAÍS en una entrevista concedida en su casa de Managua en 2017. A pesar de esa persecución, Cardenal ha mantenido una actividad incansable. Ha dado recitales en Europa y América Latina, denunciando, además, los desmanes de Ortega. Él, que en su Cántico cósmico escribió que la poesía es “el canto y el encanto por todo cuanto existe”, seguía trabajando a sus 95 años. El pasado 4 de febrero fue ingresado en un hospital de Managua debido a una infección renal y aunque se pensaba que no saldría de esa, el poeta se recuperó y semanas más tardes recibió a EL PAÍS en su casa de la capital nicaragüense comiendo un nacatamal, un plato tradicional preparado a base de maíz.

Tras décadas de purgación por parte del Vaticano, el poeta fue rehabilitado por el papa Francisco. Jorge Mario Bergoglio le informó en febrero del levantamiento de la suspensión ad divinis (prohibición de administrar los sacramentos) que Karol Wojtyla le impuso en 1984. En una entrevista el mismo Cardenal había reconocido: “Me siento identificado con este nuevo Papa. Es mejor de como podríamos haberlo soñado”.

Tras conocerse el fallecimiento del poeta, el Gobierno de Ortega ha decretado tres días de duelo nacional, en una nota con el inconfundible estilo de su esposa y vicepresidenta Murillo, que mezcla un discurso místico religioso. En el decreto agradece a Dios por la vida de Cardenal, contra quien mantenía un odio enconado. Lo llama "hermano", así como "gloria y orgullo" y afirma "admirarlo profundamente". El documento oficial comete una falta grave, al afirmar que el poeta era premio Cervantes. En realidad, Ernesto Cardenal recibió el Premio Reina Sofía de Poesía Iberoamericana en 2012.
Nicaragua pierde a uno de sus escritores más queridos, el hombre que logró ser un profeta en su tierra y que deja una larga producción literaria que en este país de catástrofes y desmanes de sus políticos es repetida como plegaria, como el canto de una nación presa de sus propios errores, pero ansiosa de romper con su historia de opresión.

Información del periódico el país.com/cultura




viernes, 21 de febrero de 2020

Espejos y fantasía erótica, poema del espejo


POEMA DEL ESPEJO
Déjame ser tu espejo, supliqué aquel día,
recuerdo que tu mano se estremeció en la mía.
Jose Angel Buesa
José Ángel Buesa
Yo que envidio tu espejo, quiero saber que siente
al copiar en la alcoba tu cuerpo adolescente.
Detrás de los almendros, casi como del fondo
del mar, surgió la luna, con su espejo redondo.
Te vi de pie en la sombra, junto al lecho vacío
se oyó un rumor de sedas, como el rumor de un río.
Y yo, como el espejo de aquella alcoba oscura,
yo, allí solo contigo, reflejé tu hermosura.
Fue un instante, en la sombra. No sé bien todavía
si eras tú, si fue un sueño, o una flor que se abría.
Muchacha de la noche de un día diferente,
yo no envidio a tu espejo, ya sé que nada siente,
Ya sé que te duplica sin comprender siquiera
que eres mujer, y hermosa como la primavera,
Pues si lo comprendiera saltaría en pedazos
por el ansia imposible de tenderte los brazos.
José Ángel Buesa
Observar nuestro cuerpo, acariciarlo en el momento del acto sexual y enviar besos a nuestro reflejo, nos puede ayudar a admirar nuestra belleza, a expresarla. A comunicarnos con el espejo, a sincerarnos con él. A observarnos, a memorizarnos, y a la vez nos puede provocar una excitación, una envoltura libidinosa, complaciente. Un deseo sexual.
La comunicación de los reflejos a través de los espejos se puede considerar como la búsqueda de nosotros mismos en donde podemos expresar sensaciones naturales, sensaciones que nos transportan a unas alturas eróticas inesperadas, porque no podemos olvidar que somos seres creativos y ese encuentro sexual con nosotros mismos podría ser un momento maravilloso para jugar y sentir, para alimentar nuestra alma.
Pero hay que tener cuidado porque puedes caer en la ipsofilia, que consiste en la excitación por uno mismo. La persona misma es el objeto sexual. Y dicen que tiene su origen en el mito del narciso.
El uso de los espejos estuvo prohibido en los monasterios. No obstante para la religión sintoísta el espejo es símbolo de la virtud del espíritu, es un objeto sagrado que refleja integridad y pureza eterna, las interioridades del alma.
Y hablando de espejos la Venus del Espejo o Venus y Cupido, una de las obras más misteriosas y famosas de Velázquez, muestra una mujer que disfruta contemplando su propia desnudez, por allá por los años mil seiscientos aproximadamente. El artista nos la presenta en una pose erótica, tumbada sobre una cama y mirando a un espejo que sostiene el dios del amor sensual, su hijo Cupido.
José Ángel Buesa fue un poeta cubano nacido en el año 1910 y fallecido en 1982. En su adolescencia se muda a Cienfuegos y empieza a plasmar en sus versos el paisaje que lo rodea. Aún joven se traslada a la Habana, donde se incorpora a los grupos literarios existentes. Pero más tarde se ve obligado a abandonar Cuba para empezar una peregrinación por España, Islas Canarias, El Salvador y finalmente Santo Domingo. Murió en la República dominicana.
Buesa puede no ser el mejor de los poetas contemporáneos cubanos, pero, paradójicamente, es uno de los más queridos por la gente llana, lo que comúnmente conocemos como “el pueblo”.
Aparentemente estuvo enterrado en Santo Domingo durante unos años, pero un grupo de fanáticos de sus poemas de Puerto Rico consiguieron, con la anuencia de su viuda, que sus restos fueran llevados a Miami, donde ahora descansan.
facebook/rosariovalcarcel/escritora

sábado, 15 de febrero de 2020

Premios Oscar 2020


     
Por Eduardo Sanguinetti, filósofo y poeta.

Noche un tanto más aburrida que de costumbre que consagró a Bong Joon Ho como el primer director que consigue el Oscar a mejor película por una producción no hablada en inglés "Parásitos".

Irónico, que una película que ha sido filmada para denunciar, ridiculizar y hacer daño, a cuenta de la soberbia de los privilegiados en un mundo superlativamente desigual e injusto como éste, se haya convertido en el privilegiado éxito de la temporada. Siendo consecuente, si hiciera nuestra (o la Academia de Hollywood hiciera suyas) las enseñanzas del film coreano, la gala de los Oscar no tendría que existir, o al menos no presentarse a competir.

Demuele de inmediato lo que pretende denunciar Bong Joon Ho, pierde toda la potencia de la autenticidad, al pregonar lo que no cristaliza en acto de vida, o sólo es una fábula metafísica el film, el mensaje elocuente es para distraer a millones de espectadores que dejan su dinero en las salas de cine, la eterna historia capitalista que el coreano intenta derrumbar. La hago más fácil, no se puede estar en contra del cambio climático y volar en jet privado.

La Academia decidió quedarse con la anomalía dentro de un discurso general más o menos homogéneo. Mirando con cierta distancia, hay que decir que la mayor parte de las películas nominadas tratan del cine en el cine; del cine como experiencia compartida; del cine como historia común; del cine, de la memoria, del tiempo mismo del cine. “Érase una vez... en Hollywood”, que habla de exactamente lo que dice el título, pasando por “El irlandés”, que no es más que una lectura hacia dentro, entre dientes, de la filmografía entera de Scorsese en la voz de Scorsese, pasando igualmente por “Dolor y gloria”, que no es más que cine que devora cine, Almodóvar al cubo, ninguna de ellas ganó. Venció la opuesta, “Parásitos”. Entonces, adiós al ensimismamiento global, bienvenido cine denuncia y combativo, al menos en la pantalla.

Joaquin Phoenix ganó sobremerecidamente el Oscar al mejor actor, recibido entre lágrimas y emoción inocultable. Laura Dern consiguió lo suyo no tanto por su trabajo en la ninguneada “Historia de un matrimonio” como por el mejor y más comentado monólogo de los últimos años visto en una pantalla (el de la Virgen María). Brad Pitt mejor actor secundario, también hizo referencia al impeachment. El film maestro “El irlandés” quedo sin nada, luego de presenciar como la irrelevante Ford vs. Ferrari se llevaba dos Oscar. Eso duele. Su único premio fue el reconocimiento público y emocionado a Scorsese de, otra vez, Bong Joon Ho, el único con capacidad para salirse del guion.

Luego la resucitada Renee Zellweger se llevó también lo que le tocaba por “Judy”, remasterizada en un film para olvidar. Todo predecible, inexplicable, ¿deducible? En fin, es Hollywood, no la vida, que transita por otros senderos, los esencialistas, impuestos en tendencia vintage, por usinas del mundo espectacular de la academia hollywoodense que nos cocina el porvenir cada año… y el show continúa.



martes, 11 de febrero de 2020

Dos poemas de la poeta cubana, Lizette Espinosa



  PUEDO SENTIRTE
 
A mi padre
Irrumpo junto al viento
en la casa solitaria.
Puedo cerrar los ojos
y sentirte.
Tus pasos como besos,
tu aroma como agua de montañas.
No has olvidado nada.
Las voces en la radio,
el café borboteando
su negro melodrama.
Y yo no abro los ojos,
para verte llegar de nuevo
hasta mi cama.

  

 DE LA TIERRA

Soy tierra,
y de la tierra nace
mi voz primigenia.
Son de tierra los días
que amasan mis manos.
Soy verde,
grama húmeda recién podada
donde pastan los dioses.
Soy,
principio y fin
de un árbol.
                         De la tierra y otros poemas


  Lizette Espinosa: Nació en La Habana, Cuba (1969). Es poeta y narradora. Ha desarrollado su vida profesional en el campo del diseño aplicado a la arquitectura y la ingeniería. Es co-autora de: Pas de Deux, libro de poemas y relatos publicado en el año 2012 por Snow Fountain Press.

Colabora en revistas literarias como Baquiana, Conexos, y Nagari. Poemas suyos han sido incluidos en publicaciones digitales en Argentina, Colombia, España y Estados Unidos. Actualmente reside en Miami, Florida

  

Información de las redes sociales.

martes, 28 de enero de 2020

Un poema español alemán, Rosario Valcárcel


SOY DISCÍPULA DE AFRODITA

y como ella nací en el mar, 
inicié a las novias en los
secretos del turbio sexo,
de la belleza y el infinito

vacío del amar.
Y como Horacio les enseñé
a gozar de este día, sin contar      
con el mañana.

Atributos de la diosa fueron
la dulzura del placer,
sus preciados atavíos,
deshojar jazmines y tribulaciones
en el aleteo de la noche.

Y como ella quisiera ser paloma y delfín,
libar copas de intrigas
con sabias sacerdotisas,
atravesar las sebas oscuras,
trenzar ramas de laurel.
Retozar en la ternura de
humanos dichosos.

Soy discípula de Afrodita,
seré el viento de Chipre,
tendré la gracia del mármol,
y el amargor del membrillo.
Cabalgaré las olas, peldaño a peldaño,
me uniré a su carro triunfal,
inventaré nuevos ardides.

Pocos hombres sobrevivirán.




ICH BIN SCHÜLERIN VON APHRODITE

und wie sie wurde ich aus dem Meer geboren,
ich führte die Bräute in die Geheimnisse
des dunklen Sexes ein,
der Schönheit und der unendlichen
Leere des Liebens.

Und wie Horaz lehrte ich sie,
diesen Tag zu genießen ohne
auf das Morgen zu achten.
Eigenschaften der Göttin waren
die Sanftheit der Lust,
ihre kostbaren Gewänder,
Jasminblüten und Drangsale zu entblättern
während des Flügelschlages der Nacht.

Und wie sie wollte ich Taube und Delphin sein,
Pokale voller Intrigen darbringen
mit weisen Priesterinnen,
dunkle Algenbänke durchdringen,
Lorbeerzweige verflechten.
Mich winden in der Zärtlichkeit
glücklicher Menschenwesen.

Ich bin Schülerin von Aphrodite
ich werde der Wind von Zypern sein,
die Anmut des Marmors haben
und die Herbe der Quitte.

Ich werde die Wogen besteigen, Stufe um Stufe,
mich ihrem Triumphwagen anschließen,
neue Tücken erfinden.

Wenige Männer werden überleben.
                                                         Del libro bilingüe Las Máscaras de Afrodita 

Portada del libro, Inés Melado.

jueves, 16 de enero de 2020

Los versos del varadero, Loli Moreno Hernández


Inclinados 23, 44º

Mi destemplanza no está hecha para pasear pieles.
Usurparla.
Derretida por entero,
Al calor de una caricia
                                    Pide.
Escribo en las ramas.
                                    Te habito.


Vida
Atada al silencio, /saca a paseo /acallados ladridos. / En el bosque, / rápido respiro refresca. / El pestañear/ de su apéndice / vida alumbra.  
    
Hace más de un año, Loli Moreno me regaló un ejemplar de un libro de poesía titulado Los versos del varadero. Y en su dedicatoria la poeta escribió:Compañera de las letras, para mí una de las artífices de que este sueño se cumpliera.

Loli había cumplido uno de sus sueños. Un sueño del que algunas veces hablamos, el sueño de publicar algún día un libro de poemas. Es cierto que durante un tiempo yo le animé a que experimentara, a que escribiera, incluso participó en un taller de literatura erótica que yo impartí en la Biblioteca Insular. Sabía que la lírica es un largo viaje pero
que el camino  cambiaría su vida, tanto que recuerdo que le sugerí que participara en uno de los talleres de poesía que coordinó, durante casi una década, el también amigo y poeta, narrador y editor Juan Francisco González-Díaz.

Y en ese contexto se produjo la ilusión y los deseos de aprender, la necesidad de expresar los sentimientos, de participar y manifestarse. De traspasar los límites y trascender a través del arte. Y, casi sin que se diese cuenta se cumplió la gestación de esos doce poemas publicados en la antología poética titulada Los versos del varadero.
Y en esa ansia de comunicación celebra la búsqueda del amor como asunto literario o quizás como confesión biográfica o simplemente como sentimiento de un estado.

 Amor aunque con reservas, con dudas de correspondencia. De hecho Elsa López, autora del prólogo del libro, manifiesta: Loli Moreno escribe en las ramas de un árbol de tristeza al que no quiere poner nombres.




Una poesía que nos muestra la cercanía de la poeta:

…De los tempranos juegos / pierde la mirada, / al coqueteo de sonrisas…

Una poesía que fluye en una espiral de soledad y pasión, de aliento posible y de esperanza que se diluyen entre la duda y lo no dicho. Una poesía que pinta deseos y se detiene en los recovecos de las ensoñaciones.

 …Huye, /taciturna/ escruta paredes que gritan. / Divaga, / baila la siembra. / Fuera de sí, no se habita/ Rodeada su alma, está sola/


Explora la poeta las zonas de la intimidad y la memoria, la soledad y la aceptación de la derrota. Salta de un verso a otro con versos cortos, huye de sí misma para encontrarse en un nuevo espacio habitado por la poeta.


Los versos del varadero es una antología poética publicada por el Centro Canario Estudios Caribeños 2018. Lleva una  preciosa portada descriptiva del poeta Juan Carlos Mestre. Un volumen con una cuidada selección de poemas en los que participan los siguientes autores:

Martín del Carmen Abreu Almeida, Bachir Ahmed Aomar, Olga Cabrera Negrín,Yubi Cisneros Mussa, Juana Olivia Falcón Falcón, Pino Lorenzo López, Ana María Martín González, Miguel Ángel Navarro Herrera, María Teresa Naveira Gómez, María Isabel Padilla Santervaz y el fundador Juan Francisco González-Díaz, fundador y coordinador de los Talleres Espejo de Paciencia y Dulce María Loynaz que se iniciaron sobre el 2010 y el 2013 hasta principios del 2018.


Por lo que puedo afirmar que esta antología, los versos del varadero, existe gracias al trabajo semanal y al amor por la poesía, a la seriedad del trabajo en equipo en la que, entre otras actividades, investiga y selecciona lecturas que sugieren los componentes del grupo de los Talleres antes mencionados. Un universo abierto a la aventura poética.

Un lugar de encuentro con la palabra y con la reflexión de las emociones en las que Loli Moreno Hernández celebra la amistad, se siente mejor dentro de su mundo y se enriquece con la Belleza.

Fotografías entresacadas de las redes sociales.

Blog-rosariovalcarcel.blogspot. com

jueves, 9 de enero de 2020

Un poema de Doris Lessing en español e ingles.


 Fábula

Cuando miro hacia atrás me parece recordar el canto.
Aunque siempre estaba en silencio aquel salón largo y tibio.

Impenetrables, creímos, esos muros,
oscurecidos de escudos antiguos. La luz
brillaba sobre la cabeza de una chica o sobre sus piernas
jóvenes despatarradas. Y las voces bajas
subían en el silencio a perderse como en el agua.

Además, estando todo tibio y quieto como una mano,
si uno de nosotros corría las cortinas
una lluvia bordada soplaba afuera con descuido.
A veces se colaba un viento que hacía bambolear las llamas,
proyectando sombras agazapadas en las paredes,
o afuera aullaba un lobo en la noche vasta
y al sentir que se nos helaba la carne, nos juntábamos.

Pero la danza seguía por un rato
—así me parece ahora:
formas lentas que se movían serenas a través
de charcos de luz tejiendo una red dorada sobre el piso.
Así debe haber seguido, para siempre, como un sueño.

Pero entre un año y otro —¿cambió el viento?
¿La lluvia al final pudrió las paredes?
¿Vinieron los hocicos de los lobos a empujar los rayos caídos?

Hace tanto.
Sin embargo a veces me acuerdo del salón cortinado
y escucho las voces lejanas y jóvenes que cantan.





Fable

When I look back I seem to remember singing.

Yet it was always silent in that long warm room.

Impenetrable, those walls, we thought,

Dark with ancient shields.  The light
Shone on the head of a girl or young limbs
Spread carelessly. And the low voices
Rose in the silence and were lost as in water.

Yet, for all it was quiet and warm as a hand,

If one of us drew the curtains
A threaded rain blew carelessly outside.
Sometimes a wind crept, swaying the flames,
And set shadows crouching on the walls,
Or a wolf howled in the wide night outside,
And feeling our flesh chilled we drew together.

But for a while the dance went on –

That is how it seems to me now:
Slow forms moving calm through
Pools of light like gold net on the floor.
It might have gone on, dream-like, for ever.

But between one year and the next – a new wind blew?

The rain rotted the walls at last?
Wolves’ snouts came thrusting at the fallen beams?

It  is so long ago.

But sometimes I remember the curtained room
And hear the far-off youthful voices singing.


(de Fourteen Poems, 1959).

Nació el 22 de octubre de 1919 en Kermanshah, actualmente Irán. Hija de padres británicos, Lessing es una escritora que ha plasmado buena parte de su experiencia autobiográfica africana en su obra. Así lo hizo en sus comienzos con “The Grass is singing” (Canta la hierba), publicada en 1950, y en buena parte de su obra posterior, impregnada por las esencias del continente africano, donde ha pasado parte de su vida. En 1962 publicó la novela que la lanzó a la fama internacional, “The golden notebook” (El cuaderno dorado), y luego consolidó su fama con una serie de títulos de temática africana, como “African histories” (1964). Su compromiso político le llevó a criticar abiertamente a los gobiernos racistas de Rodhesia (actual Zimbabue) y Sudáfrica, lo cual le supuso el impedimento de entrada a esos países. Su última obra, publicada este mismo año, es “The Cleft” (La hendidura). Publicó también bajo el seudónimo de Jane Somers, Gano el Premio Nobel de Literatura en el año 2007

Inglesa por adopción pero profundamente enamorada de Rhodesia, Doris Lessing nos ha dejado un testimonio inexorable. Fue una de las autoras que más se comprometió con las diferencias socialmente aceptadas entre hombres y mujeres, y que lucho por la igualdad de oportunidades.

Imagen e información entresacada de las redes sociales.